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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 16:20

 

http://photo.parismatch.com/media/photos2/5-photos-festival-de-cannes/affiche-64e-festival-de-cannes/2836241-1-fre-FR/affiche-64e-festival-de-cannes.jpg

A l'occasion du festival de Cannes, on va chaque jour dresser un portrait, celui d'un acteur, d'un réalisateur ou d'un film important à mes yeux, pour tenter d'aborder ce festival de manière différente (vu que vos journaux et sites internet vous en donnent déjà bien assez, heure par heure). Pour ce premier jour, je voulais revenir sur un film qui me tient vraiment à coeur. Mais d'abord, un petit topo semble s'imposer. Cannes divise. Certains pensent que c'est le temple des bourges ou chaque année le champagne coule à flots, pendant que le reste de la France est en train de trimer. C'est forcément un peu vrai. Voici ce que j'aime et ce que je n'aime pas à Cannes (quelque soit l'année ou les films en compétition). 

A Cannes, je n'aime pas : 


- La richesse exubérante et quotidienne montrée au grand jour

- Les films souvent douteux qui sont proposés (l'an dernier, la palme d'or était nulissime à mon goût)

- La prétention de certains acteurs ou réalisateurs, qui estiment que leurs films méritent à eux seuls un festival

 

A Cannes, j'aime : 


- L'aspect glamour et le respect du cinéma

- Le fait que ce soit 11 jour de rush non-stop et que Cannes devienne une ruche en pleine ébulition sur laquelle le monde entier se concentre

- L'audace de certains réalisateurs qui tentent toujours de renouveller leur art en proposant de l'originalité et de la fraîcheur

- Les acteurs qui ne se prennent pas la tête et savent rester simples

- La presse en force et les émissions et autres sites consacrés au festival

- Le cinéma, rien que le cinéma

Et vous, qu'aimez vous et que détestez vous à Cannes ? 

 

http://www.taxidrivers.it/wp-content/uploads/2011/02/Bernardo-Bertolucci-ritratto.jpg

En dehors de cette petite question, et afin de donner plus de consistance à cet article, je voudrais revenir à la soirée d'ouverture d'hier soir. Elle a débutée sur les coups de 19 heures 10. On y découvrait une Mélanie Laurent pétillante et tout de même débordante de stress, un jury enthousiaste et particulièrement bien composé, tout comme la sélection des films en compétition, bien plus réjouissante que celle aberrante de l'an dernier, le sacre de Bertolucci qui a reçu une palme d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, hommage émouvant pour un réalisateur engagé.

http://images.zap2it.com/images/celeb-55052/robert-de-niro.jpg

Et puis il y a eu l'arrivée de Robert De Niro, président du Jury de ce 64 ème festival. Porté en triomphe par une salle debout, il fut précédé d'un clip retraçant les plus grands films de sa carrière et les répliques cultes qui les accompagnaient. Forcément un grand moment, qui l'a même semble t'il ému aux larmes. Preuve qu'il n'est en fait qu'un grand sensible et qu'il n'en a pas perdu son humilité. 

Une carrière riche, de Taxi Driver au Parrain, en passant par le film dont je vais parler aujourd'hui. Car à acteur exceptionnel, film exceptionnel. Le point culminant de la carrière de De Niro a sans doute été atteint en 1984 lorsque Sergio Leone lui a donné le rôle de sa vie. 

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/63/30/71/19712140.jpg

Il Etait une fois en Amérique est sorti pour la première fois en 1984, et il est le dernier film du mythique réalisateur italien Sergio Leone. On y voit un Robert de Niro bouleversant, étonnant, dramatique et d'une humanité étonnante évoluer, à travers le temps, et devenir petit à petit un homme à part. Nathan Aaronson (autrement appelé Noodles), homme de nature solitaire et vieillissant, revient à New York et se souvient : sa jeunesse délinquante dans le ghetto juif des années 20 avec Max, son ami de toujours avec lequel il a lié un pacte d'amitié; leurs ascension sans gloire dans la pègre, le trafic d'alcool comme les fumeries d'opium. Il se souvient aussi de Deborah, son amour de jeunesse, de la violence, des meurtres sauvages et de sa trahison... 

Il était une fois en Amérique est le film qui clôt la trilogie de Sergio Leone (Il était une fois dans l'Ouest et Il était une fois la révolution étant les deux premiers), et certainement l'un des projets les plus fous et les plus audacieux du 7ème art. D'une durée de 3 heures et demi, il est le théâtre de toute une vie de crimes, de violence et de nostalgie, la réunion et la séparation mythique de deux destins. 15 ans pour réaliser et terminer ce film qui couvrira 40 ans de la vie d'un truand, et qui offrira à De Niro un rôle démesuré et une rare performance d'acteur. Une histoire d'amitié forte, destructrice et émouvante, sur fond de naissance de la pègre. 

Ce film, que j'ai eu la chance de voir à plusieurs reprises, dispose d'une force, d'une aura inégalable et inégalée, qui ne lâche jamais le spectateur et lui offre toujours plus d'audace et de folie. Il ressort en version restaurée le 22 Juin dans tous les cinémas Français, et des avant-premières sont organisées un peu partout dans le pays les 13, 14 et 15. Un film qui revient donc sur le devant de la scène, pour que la nouvelle génération découvre ce chef d'ouvre rentré dans le panthéon du cinéma, et pour que les anciens puissent vivre ou revivre ses moments si forts. C'est sanglant, cruel, diaboliquement efficace, et on aurait tort de s'en priver. Encore. 

 

Voilà, Cannes, c'est terminé pour aujourd'hui, rendez vous donc demain pour une nouvelle mise en lumière et d'autres surprises. En Rab, et parce qu'on en a jamais assez, voici pour vous la bande annonce originale de Il était une fois en Amérique, et une petite sélection musicale de ce qui constitue sans doute le pendant musical de Sergio Leone, je veux bien sûr parler de Ennio Morricone ! 

 

 

 

A bon en temps durs, 
R.B le 12/05/2011

 

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Published by Rom - dans Ciné
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commentaires

Ln 14/05/2011 22:19


Clairement ce qui me dérange à Cannes c'est l'excès dans les fêtes et receptions qui vont autour . Le fossé se creuse . D'un côté y a les riches qui sont dans l'oppulence et de l'autre les pauvres
qui baissent les yeux et quémandent .... le cancer de la société est plutôt là


Rom 15/05/2011 08:56



Très bonne remarque, j'en éprouve aussi un certain dégoût. Mais je suis surtout un cinéphile, et c'est l'occasion d'entendre les majors de l'industrie et les plus grands acteurs passés sous le
micro. C'est peut être ce qui me tient encore au courant des nouvelles, sinon je pense que j'aurais vite zappé....



dimdamdom59 13/05/2011 09:02


Ben moi j'avoue que j'aime assez ce festival, juste pour la tradition, mais trop de fastes est néfaste , bon ça c'était pour la rime lol!!!
Aussi, je trouve que chaque année les présidents jouent leur rôle à fond un peu comme ils le feraient sur les plateaux.
De Niro est un acteur que j'adore, et encore plus après ses deux films "Mon beau père et moi", il a un humour que j'aime beaucoup sans jamais de vulgarité. Beaucoup de finesse dans ce
personnage.
Voilà, merci pour ces articles très complets .
Bonne journée.
Domi.


Rom 13/05/2011 19:03



Merci à toi d'être passé ! 



Géhèm 12/05/2011 23:50


Un bonsoir tardif...
Il était une fois en Amérique : grand film, en effet, complexe et envoutant, où Sergio Leone et Robert De Niro sont au sommet de leur art. Je n'ai qu'une envie, après cet article, c'est de le
revoir. Merci de cette évocation.


Rom 13/05/2011 19:03



Avec plaisir, toujours quand il s'agit de films que TOUT LE MONDE aime ! 



durdur 12/05/2011 19:22


j'adore Morricone et Leone

mais tous ces festiveaux-là , j'aime pas ^^


Rom 12/05/2011 19:28



Les fanfreluches ne sont pas une grande passion pour moi, le cinéma beaucoup plus.


Merci d'être passé en tout cas ! 


 



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