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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:09

C'est une sorte de hors série de "Petit éloge de la malchance positive" que je vous propose aujourd'hui. Un réalité qui n'existe pas encore, totalement fictive, et qui, nous l'espérons, n'existera jamais... Pourtant, cela n'empêche pas d'être décalé en ce jour ou tout le monde fête les amoureux. Enfin, ceux qui sont en couple, bien évidemment. Ou ceux qui sont amoureux d'eux même (il y en a). En tous les cas, j'espères que cette petite histoire anecdotique et satirique vous plaira. 

 

 

http://www.umoor.eu/blog/images/2c33cfb2bfc6_12250/AntiSaintValentin1_thumb.jpg

 

Je me rappelle de ce jour là, l’air était froid. Je m’étais réveillé en écoutant Lio à la radio, autant vous dire que j’étais d’emblée de mauvaise humeur. Oui parce que, voyez vous, passer « Amoureux Solitaires » un 14 Février, je ne trouves pas ça du meilleur goût. Aujourd’hui, je suis toujours dans ma 30ème année et cela fait environ 3 ans que je suis seul. La dernière fois que j’ai eu une relation sérieuse, c’était avec ma mère, mais ce n’était pas le même genre d’amour (n’est pas Œdipe qui veut). Je suis fonctionnaire à la Mairie de Chalons, passionné par l’informatique, j’ai un petit strabisme divergeant. A côté de ça, disons pour me vendre que je dispose d’un corps somme toute assez entretenu (tout dépend évidemment ce que chacun entend par là), d’un sens de l’humour assez ouvert et d’une curiosité que je qualifierais de maladive (et ce parce qu’il n’y a pas de mot plus fort). Ce jour là était donc un jour comme les autres. Les journées ou tu t’habilles avec les fringues de la veille parce que t’as la flemme de les changer (je parles de TOUTES les fringues). Les journées ou ton « petit déjeuner », c’est un café froid et immonde qui macère dans la cafetière depuis que Liliane Bettencourt existe (ça remonte donc à la période néolithique), et ou tu sais que ta bagnole mettra un quart d’heure à démarrer.

 

Bien que je n’ai pas à me plaindre de ma 306, je dois tout de même admettre qu’elle me coûte une blinde, et ce environ 2 à 3 fois par an. Le lot de chacun, donc, par de quoi casser trois pattes à un canard. Lorsque j’arrive au boulot, la routine est déjà une bonne compagne. Elle pourrait même être celle de tous les jours, tant on s’habitue, plus par dépit qu’autre chose, à sa présence inopportune et soudaine (oui, on n’accepte pas la routine, on s’en aperçoit comme un choc, et voulant à tout prix changer, on finit par sombrer dans une autre routine, différente dans le fond mais en tout point semblable dans la forme). Il y a la machine à café. C’est là que je prends un thé, juste pour me convaincre que je suis l’espèce d’original qui ne fait pas comme tout le monde. Et puis il y a Dany qui arrive. Dany, mon meilleur pote, la quarantaine, l’expérience, la dégueulassitude. Dany en ce qui concerne les femmes n’a aucune pitié : pour lui, il ne s’agit de rien de plus qu’un investissement potentiel. C’est pour ça qu’il se serre tout ce qui passe, et aussi pour ça qu’il est le meilleur vendeur de soirées de tout le pays. Ce type sait se vendre à un point que même le roi des arnaqueurs (en l’occurrence chez nous Bernard Tapie) ne renierait pas.

 

Yvan le suit. Lui ne fait pas partie de la boîte, il est le gérant de la baraque à frites qui nous arnaque tous les jours quand on a la flemme d’aller courir au supermarché qui est à 3 kilomètres. 4 euros la portion de frites, et on se demande même des fois s’il n’existe pas une variété de patates que l’on ne connaîtrait pas, vu la couleur et le goût qui nous sont parfois proposés. Yvan est à l’image de sa baraque à frites : assez gras, suintant, et plutôt kebab que salade Caesar. Nous le soupçonnons également d’être zoophile, tant ses conquêtes ressemblent parfois étrangement plus à des mammifères marins qu’a des êtres humains. Alors vient Sylvie, la der des der, la secrétaire. On est dans le cliché, certes, mais qui ne l’est pas. Elle est gentille, Sylvie, un peu conne su les bords. Dommage que ses bords à elle soient larges.  Mariée depuis 15 ans, 2 enfants assez balèzes au basket (ils me dépassent, c’est vous dire), et une fâcheuse tendance à ragoter tout ce qui passe sur tout le monde. Ce matin là, elle avait son petit lot de scoops à nous annoncer, comme à son habitude. Mais j’allais apprendre que rien ne ressemblerait de près ou de loin à de l’habitude. Elle débarque tout sourire, fière du morceau qu’elle s’apprête à nous livrer en pâture.


- Dites, les gars, vous savez, Benjamin le nouveau ?

- Quoi, celui qui met ses chaussettes ailleurs qu’a ses pieds, c’est ça ?

- Très fin, Dany. Ouais, en gros, c’est celui là. Ca doit bien faire 5 ans qu’il est célibataire. Eh ben l’autre jour, à la terrasse du Brooks, je l’ai vu avec une femme. Et ils avaient l’air plutôt proche, si vous voyez ce que je veux dire.

- C’était main au dossier ou au panier ?

- Frotti-frotta et toute la panoplie. Alors figurez vous que je me suis renseigné. Eh ben il l’a achetée.

- Achetée ? Tu veux dire… au tapin ?

- Non, je veux dire véritablement acheté. Y’a un nouveau magasin qui vient d’ouvrir ses portes, une boutique de service. En échange d’argent, ils vous donnent une femme qui pourrait vous correspondre.

- Carrément ! Dis donc, ils n’ont pas lésiné sur les moyens ! Remarque, il lui restait plus que cette solution, au pauvre Ben.

- Il paraît que ça marche à tous les coups. Il l’a conseillé à certains de ses amis et ils ont obtenu le même résultat.


 

La, je devins pâle. Serait-il possible que le 14 Février de cette belle année 2032, je puisse enfin passer ma première St Valentin avec une nana depuis Mathusalem ? Evidemment, je gardais cette considération pour moi, et décidais de me taire pendant une bonne partie de la journée, si bien que mes collègues me remarquèrent encore moins que d’habitude. Oui, car je n’étais pas du genre à m’épancher plus que ça sur ma vie, qui par ailleurs n’aurait pas passionné grand monde (ceux qui disent le contraire sont de vulgaires charlatans de la relation sociale). Nous vivions à une époque ou tout pouvait s’acheter. L’argent, le bonheur, et maintenant l’amour : tout semblait économiquement lié. On mesurait votre passion à la quantité de bijoux que votre femme portait, du moins faisait-on comme ça dans la haute société, bien que cet esprit ait tendance à dériver dans les classes moyennes. Ce soir là, ayant débauché à 5 heures comme tous les jours, je décidais d’emprunter un trajet bien différent. J’avais donc besoin d’affection plus encore que de gagner ma vie. Lorsque je me garais dans cette étrange rue, je remarquais tout de suite le néon qui faisait tâche parmi tous les autres.

 

Celui-ci était plus petit, plus discret mais également bien plus neuf, il se remarquait donc beaucoup plus facilement. Le magasin portait le doux nom de « Money Love » et possédait cet étrange côté attractif qui faisait qu’on ne pouvait s’en détourner. Ni du corps ni du regard. En prenant bien soin de ne me faire reconnaître de personne, j’entrais doucement dans le magasin, plus gêné qu’autre chose. C’est en poussant la porte et en entendant le « Bienvenue, chercheur de love » que je compris l’idée absolument formidable que le type avait eu en construisant cette entreprise. Et personne ne pouvait nier l’inévitable : au vu de la file d’attente qu’il y avait, ça faisait fureur. Tout le monde se bousculait. Les hommes cherchant des femmes, les femmes cherchant des hommes. Souvent même ils recherchaient une personne du même sexe. Au même titre qu’une animalerie vous débarrassait de votre solitude, le « Money Love » vous débarrassait de l’animalerie. Plus de litière à changer, plus de cage pleine de merde à nettoyer. Vous étiez les garants de votre propre désir. Devant moi une femme, assez jeune, plutôt charmante, si bien que je ne comprenais pas ce qu’elle pouvait bien faire dans un endroit pareil. Mais cela revenait à me dévaloriser moi aussi, alors que je n’étais pas une calamité non plus.


J’ai du attendre environ 30 minutes, hypnotisé par ses écrans de télé qui diffusaient toujours la même publicité, rendu sourd par cette musique romantique et  niaise qui pullulait à la radio, et cet animateur à la voix de canard qui souhaitait une bonne journée à tous les amoureux. Finalement, la jolie fille devant moi avait une voix tellement aigue qu’elle en était inaudible. Son futur compagnon allait devoir être patient. Lorsque ce fut mon tour, je me retrouvais face à un individu souriant, très mince et avec un piercing à l’arcade, qui se moquait plus de moi que ce qu’il ne souhaitait réellement m’aider. Pourtant, il était avant tout là pour vendre et pas pour étaler ses états d’âme sur chacun de ses clients. Non, il me dévisagea un instant, mit la machine qui lui servait de cerveau en route et répéta son joli texte par cœur.

 

- Money L, c’est comme le tir à la carabine, vous gagnez à tous les coups. Alors monsieur, je peux vous proposer Hélène, 32 ans, brune cheveux longs, 1mètre78. Elle adore les chevaux, les courses autos à la télévision, et préfère les roses blanches aux noires. Elle travaille comme cadre dans une entreprise, gagne assez bien sa vie et aime avoir son indépendance. Elle est assez drôle, mais dispose cependant d’un léger défaut, à savoir qu’elle est extrêmement difficile en nourriture. Mais entre les premiers rendez vous et ceux ou vous l’invitez chez vous, vous devriez avoir le temps de vous perfectionner dans ce domaine !

- Je suis simplement curieux de savoir comment ça marche. Où est l’éthique, dans tout ce système ?

- Monsieur, l’éthique, c’est le petit anneau qui sert à emballer les blocs de foie gras : utile pour la forme, mais totalement obsolète quand il s’agit de vente. Ou est l’éthique dans la bourse de New York, quand certains se font des millions tandis que d’autres crèvent sous les ponts ? Où est l’éthique quand des mômes de 8 ans vendent leur corps pour 3 pièces de monnaie ? Vous êtes dans le temple de la quintessence individualiste : chacun pour les autres au service de soi même.

- Vous avez l’air de vous y connaître.

- Si vous saviez le nombre de fois ou l’on m’a posé cette question. Si nous avons crée ce service, monsieur, c’est parce qu’il y a de la demande. Dans notre logique, la diversité de la demande pousse à élargir la diversité de l’offre. Ce n’est plus le capitalisme mais le capitalove : on évalue vos capacités et on vous donne ce qui correspond à votre profil.


 

Ils m’avaient cerné avec ma puce d’identité. Tout marchait comme ça maintenant, individualisme et minimalisme : le secret d’une vie sans troubles. Je trouvais le principe de plus en plus intéressant, sorte de speed-dating-drive, ou pour convaincre il ne fallait qu’une puce de crédit. Je la leur donnais, et le rendez vous était pris ce soir à 21 heures au restaurant juste en face de chez moi, grâce à un service de localisation très performant. Evidemment, l’attente fut étonnamment beaucoup plus longue que la réalité ne l’aurait jamais permis. Je n’en fut que plus impatient. Habillé de pied en cap, j’avais ressorti mon costard de fête. J’allais enfin découvrir ce nouveau mode de consommation. Cela changerait de la masse. A notre époque, les fleuristes envahissaient les rues, les bouquets virtuels faisaient tomber leur pétale dans le ciel doré et froid, les rues étaient parfumées de jasmin, de roses, de lavande. Partout, des cœurs en bandoulières, des pubs virtuelles, des promotions dans les restaurants. La pub était devenue comme une entité à part entière, un organisme tout puissant au service des marchés, qui faisaient plus que jamais la loi. C’était la résultante de plusieurs décennies de libéralisme, et de dépersonnalisation de l’individu qui en était réduit à un « bénéfice potentiel ». Nous avions adopté cet univers aussi rapidement et subrepticement que le passage d’une saison à l’autre : sans bruit, sans protestations, sans incidents. En échange, la capacité des magasins, de ville comme de villages, s’était grandement améliorée, avait même triplé de volume, et la diversité des produits était devenue colossale. Le choix était d’autant plus difficile qu’il y en avait beaucoup, et tout cela nous obligeait évidemment à y revenir. Ca, tout le mondel’avait compris, même le génie qui s’en était servi pour épancher la solitude des célibataires.


Elle était plutôt belle, passait suffisamment inaperçue pour que je n’en sois jamais jaloux. Elle était comme moi, elle aussi. A la recherche de quelqu’un. Sauf que là, notre intermédiaire n’avait pas été un clavier, ni une souris, mais un homme. Un homme qui, pour  dollars européens, était prêt à tout pour nous trouver quelqu’un avec qui partager notre temps. Hélène souriait. Pourtant, je décelais comme un certain gène dans son regard. Où cela était de la timidité, ou bien de l’hypocrisie. En tous les cas, je sus d’entrée que j’allais avoir du mal à la convaincre. Et puis elle me dit un truc qui me parut plus brutal que prévu, lorsque nous étions à table. Moi, tranquillement en train de manger mon échalote, pendant qu’elle attaquait ses cœurs d’artichauts.


- Ecoute, je ne recherche que des aventures sans lendemain, pas de relations sérieuses pour le moment. Si tu croyais dénicher le grand amour, c’est loupé, autant être franche.


Un peu vexé, plus encore décontenancé, je ne tardais pas à répliquer par un bref :

 

- Pas de souci, c’est pareil pour moi.

- Bien, alors on est d’accord, dit elle avec ce sourire que je lui avais vu emprunter de nombreuses fois depuis le début de la soirée.

 

 

Autant vous dire que cette expérience était plutôt étrange. Je la ramenais chez moi, et nous couchions ensembles à peine une heure plus tard. Je ne pouvais m’empêcher de me poser tout un tas de questions. Pourtant, le lendemain, elles ne trouvèrent pas de réponse. Je l’avais trouvé étrange, pendant l’acte. Plutôt réservée, assez malhabile et étrangement… difficile à appréhender. Je me retrouvais seul, un dimanche matin, tandis que mes droits avaient été froissés pour de bonnes raisons, alors qu’ils ne l’avaient pas été depuis des mois. En me levant pour faire cet éternel bol de café dans la cuisine, je remarquais un mot.


 

Merci pour ce rendez-vous, c’était sympa.

La signature était électronique, mais je ne pus retenir un sursaut physique au vu des prénoms.

 

Hélène, Bernard, Phillipe Bichet

 

 

Encore abasourdi par le fait que je venais d’avoir une relation sexuelle avec une femme qui s’appellait Bernard en deuxième prénom, je courus a la boutique avec le ticket de caisse afin qu’ils m’expliquent cette monumentale erreur. Pour toute réponse, le jeune homme tatoué m’a une nouvelle fois sorti sa litanie.


 

- Nous ne sommes pas responsables des fraudes aux inscriptions, monsieur. Si Bernard dit s’appeler Hélène ou l’inverse et qu’il a les arguments pour, nous ne pouvons en aucun cas changer ça.

- Vous vous foutez de ma gueule ? Je suis hétéro, moi !  Vous dites que la consommation de l’amour a évolué, et vous me refilez un travesti opéré ?

- Vous savez, monsieur, il n’y a pas que l’amour qui a évolué. La science et la chirurgie ont aussi eu leur part d’innovation. Est-ce que vous souhaitez un deuxième rendez vous avec… votre premier choix statistique ?

- Non merci, je m’en passerais.


 

Tout bouge, tout se transforme. Un braquemart devient un vagin, et le monde ne s’en aperçoit même pas. Tout le monde est coupable, mais personne n’est responsable. On dirait que votre existence vous est vendu dans un lot commun, un panier garnit que l’on pèse et que l’on évalue dès votre naissance, et dont le poids ne pourra jamais être excédentaire de plaisirs. Ainsi, ce jour là fut le jour ou j’avais testé « Money LOVE ». Bien entendu, je n’y suis jamais retourné. L’ironie du sort voulut que l’homme auquel j’allais dérober ma future femme s’appelait… Bernard. Mais ça, c’est une autre histoire. Bonne Saint Valentin à tous les pessimistes de la Terre, et Dieu seul sait combien il y en a. 

 

 

http://www.suricat.net/web/images/2009/20090218-st-valentin.jpg

 

 

R.B

Le 14/02/2012

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Published by Rom - dans ImaginaRom
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commentaires

dimdamdom59 20/02/2012 14:58


Coucou!!!

Me voilà enfin après quelques émotions que j'aimerais laisser loin derrière moi!!!
Alors aujourd'hui je me suis adonnée à un petit exercice de style.
Que je t'invite à découvrir et à participer si le coeur t'en dit!!!


Je te souhaite une douce après-midi


Bisous


Domi.

Natur'art aline 14/02/2012 14:55


J'aime pas la saint-valentin et pourtant je suis en couple!!!je trouve ça, trop commerciale!!!une année mon homme m'avait ramené un bouquet de fleur ceuillit et c'était en-dehors de la
saint-valentin est ça m'a fait super plaisir!!!On a pas besoin de la saint-valentin pour se dire qu'on s'aime!!!enfin bref j'aime pas la saint-valentin!!!!lol!!!!!

Rom 17/02/2012 20:04



Moi non plus, à vrai dire, je trouves que ce n'est qu'un prétexte de plus à s'aimer, et que ce jour n'a rien d'exceptionnel pour ceux qui s'aiment vraiment. 


Bonne fin de semaine



Josiane/Tachka:0010: 14/02/2012 14:46


Comme la St valentin est aussi la fête de l'amitie, je te souhaite une belle journée bonne fête!!


Bravo pour ton récit!

Rom 17/02/2012 20:03



Merci beaucoup de ta visite et bonne fin de semaine à toi ! 



dimdamdom59 14/02/2012 14:27


Aujourd'hui c'est la Saint Valentin
La fête de tous ceux qu'on voudrait garder dans un écrin
Aussi c'est en tout bien tout honneur
Que je viens te dire...
Je t'aime
Car on ne dit jamais assez
A ceux qu'on aime, qu'on les aime!!!


Amicalement


Domi.


ps : tu vois je suis restée un peu vieille France, suis encore loin de la Saint Valentin de 2032 hihi!!! Bravo pour ce texte plein d'humour!!! Bonne Saint Valentin à toi aussi!!!

Rom 14/02/2012 14:42



Merci pour ce message plein de nobles sentiments. Ravi que cette petite interprétation t'ai plu. 


Bonne St Valentin à toi également 


 



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