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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 12:03

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Le dimanche étant d'ordinaire consacré aux loisirs auxquels on ne peut pas s'adonner en semaine, je vais vous parler aujourd'hui d'un jeu vidéo. Mais (bien entendu) pas n'importe lequel. Portal est un jeu très spécial. Etant donné que le deuxième volet vient juste de sortir et que j'ai eu la chance de le tester, je vais vous faire part de mes impressions personnelles au vu des 2 premiers chapitres que j'ai déjà terminé. Mais avant cela, remontons un peu dans le temps, jusqu'en 2007, pour découvrir pourquoi ce jeu est devenu en l'espace de quelques années l'un des fers de lance d'une industrie qualifiée de moribonde, et qui a prouvé que l'originalité pouvait être au service de l'excellence. 

Portal premier du nom n'était pas un gros jeu, loin de là. Il a été réalisé par un petit groupe talentueux appartenant au studio Valve (créateur des célèbres Half Life  1 et 2 qui ont révolutionné le jeu en vue à la première personne), basé à Bellevue dans l'état de Washington. Il est sorti en version boite dans une compilation appellée The Orange Box comprenant Half Life 2 et ses extensions, un jeu multijoueurs appellé Team Fortress 2 et lui même). C'est un First Person shooter (en vue tir à la première personne) à la manière des Call of Duty, Battlefield et consorts. Mais là ou la donne change radicalement, c'est qu'on ne tue pas dans Portal. En effet, il y a une absence totale de mort et de sang tout au long du jeu. Pourtant, il est tellement prenant et original qu'on se demande pourquoi on n'y a pas pensé plus tôt.

D'une durée de vie approximative de 5 heures, Portal est aussi court qu'il est inventif. Le principe et l'intrigue sont simples. Vous êtes une femme appellée Chell. Elle est un simple sujet destiné à passer des tests, sous le contrôle d'une intelligence artificielle appellée GlaDOS. Elle a à sa dispostion ce que l'on nomme un Portal Gun, c'est à dire une arme génératrice de portails qui communiquent entre eux. Le jeu nous met donc face à une série de challenges et d'énigmes de plus en plus retorses que l'on tente de résoudre à l'aide de notre gun. Jusqu'a ce qu'on découvre les sombres dessins de GlaDOS, robot femelle ayant perdu l'esprit au coeur du complexe abandonné. S'en suivra donc un combat mémorable qui mettra fin (ou pas) à ses agissements. 

Portal a tout d'un ovni. Il est un casse tête permanent, que l'on prends pourtant beaucoup de plaisir à terminer, tellement les énigmes sont intelligentes et les solutions calculées au millimètre près. Ce n'est pourtant qu'une succession de salles, toutes identiques, seules les énigmes et le moyen de parvenir d'un point A à un point B changent. Mélangeant l'absurde, le tragique, et tout un tas d'émotions qui n'ont aucun sens au sein d'un labyrinthe dont on sait déjà qu'on ne sortira jamais, Portal est une perfection en matière de Level Design (conception des niveaux NDLR), il a d'ailleurs reçu de nombreux prix en ce sens (jeu de l'années, jeu le plus original, ect). 

 

 


 

Il était donc logique que Valve, fort de ce nouveau succès qui a conquis la critique et le public, s'adonne à une suite plus conséquente qui corrigerait les défauts du premier opus. Des moyens plus conséquents, de nouveaux gadgets, une durée de vie plus longue, un scénario plus riche, le tout dans un souci de combler une certaine répétitivité et une lassitude momentanément éprouvée au mileu du jeu. 

Ainsi, le 21 avril 2011, Portal 2 est sorti dans tous les bons magasins spécialisés. Ainsi, vous aurez droit à la version PC pour une cinquantaine d'euros, les versions XBox 360 et PS3 étant quand à elles facturées au prix de 70 euros (A noter que pour l'achat du jeu sur PS3, vous pourrez le télécharger gratuitement sur votre PC via la plateforme de téléchargement Steam, ce qui n'est tout de même pas négligeable, vu la présence d'un mode coopération en ligne. Mais nous en parlerons juste en dessous). 

Portal 2 commence plutôt sobrement. Chell se réveille d'un sommeil de 100 ans environ, et se retrouve dans une chambre miteuse. Elle fait alors la connaissance de Wheathley, un robot tout rond et très drôle, rappellant un peu le BoB de Monstres et Compagnie. Je n'en dirais pas plus sur le scénario, pour ne pas gâcher la surprise. Pour résumer vaguement les nouvelles caractéristiques du jeu, disons que le portal gun est toujours présent, de même que les célèbres cubes et boutons. Mais la présence de Gel change la donne. Sur le rouge, vous pourrez glisser. Sur le bleu, vous pourrez sauter et ainsi de suite. On imagine sans mal les centaines de combinaisons possibles, les gadgets ayant triplé en nombre. La durée de vie a aussi subi une hausse conséquente. Comptez ainsi une bonne dizaine voire une douzaine d'heure pour terminer le mode Solo. 

Mais ce qui distingue Portal 2 de la concurrence, c'est aussi son humour. Innatendu mais très efficace, il vous fera décrocher de nombreux éclats de rire, ce qui renforcera le côté absurde et désespéré, palpable tout au long de l'aventure. Par les personnages que l'on rencontre, par leurs répliques, par les situations auxquelles on est confronté, Valve arrive à distiller une ambiance et une atmosphère rares dans un soft dont l'efficacité n'est plus à prouver. Portal 2 est une expérience à vivre seul ou à deux, puisque comme dit plus haut, on note la présence d'un mode Coop jouable en ligne ou hors ligne avec un ami possédant une deuxième manette. La encore, les surprises et la rigolade sont au rendez vous, puisqu'on incarne deux robots qui n'arrêtent pas de se chercher des crosses. La coopoération est facilitée par un système de signaux que le joueur envoie à son partenaire. La aussi, comptez environ 6 heures pour en venir à bout. 

 

 

 

Bref, la licence Portal vient de se doter d'une véritable merveille, maligne et brillante du début à la fin. Un jeu qui fera surement date, sinon école auprès de nombreux développeurs qui verront en lui un nouvel exemple et un standard de qualité. Sans jamais énerver, Portal 2 nous mène en bateau jusqu'a la toute fin, au mépris de toutes les régles du FPS classique. Une référence. 

 

A bon en temps durs

R.B, le 24/04/2011

 

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Published by Rom - dans Fourre-tout
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